Pont de la Concorde


Conception

Mais, il faut faire vite… La légèreté de la structure facilite la construction de cet ouvrage d'ingénierie long de 690 mètres et large de 29 mètres. Un temps record : dix-huit mois suffisent pour compléter des travaux qui exigent habituellement un minimum de deux ans. On parle d'un chef-d'oeuvre d'esthétique industrielle : le pont n'a pas de structure apparente!

De conception allemande, le pont au design orthotropique s'avance en ligne droite, entre la jetée Mackay et l'île Sainte-Hélène. Et, comme on a rejeté l'idée d'utiliser des poutres conventionnelles, le tablier du pont s'intègre littéralement à la structure, réduisant le poids du tiers : structure et superstructure forment un tout. Les cinq travées du pont sont montées et assemblées en atelier puis installées à partir des deux rives à l'aide d'une grue mobile qui se déplace sur rails. À l'étroit aux abords de l'île Sainte-Hélène, le fleuve file à une vitesse de 12 noeuds sous le pont de la Concorde. Les marins ont d'ailleurs baptisé cette section du fleuve : le courant Sainte-Marie. Une invocation? Un appel à l'aide?

Voie d'accès rapide à l'île Sainte-Hélène, le pont de la Concorde, le deuxième de ce type construit en Amérique, est l'un des plus longs de ce genre en Amérique du Nord. Il offre à ses usagers une vue dégagée et un portrait saisissant du centre-ville de Montréal et de l'île Sainte-Hélène. Le tablier accorde 11,6 mètres de largeur à la circulation automobile, 6,7 mètres aux piétons et 9,7 mètres à l'Expo-Express!

Image : HM_ARC_003239

Vue aérienne du pont de la Concorde en construction

Photographie
Transports Québec
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